Affiche Macron

C’est notre rejet

Octobre 2017 : « Je ne suis pas fait pour diriger par temps calme. Mon prédécesseur l’était, mais moi je suis fait pour les tempêtes. »

Mai 2017 : «… une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. »

10 décembre 2018 : « Nous ne reprendrons pas le cours normal de nos vies comme trop souvent par le passé dans des crises semblables. »

16 Avril 2019 :  « Il n’y aura pas d’économie sur l’hôpital dans ce quinquennat, je vous rassure. »

6 mars 2020 :  « Si on ferme toutes les écoles, il y en a beaucoup qui ne pourront plus venir travailler. (…) Et donc 15 jours ou même 8 jours après, on devra dire qu’on rouvre les écoles pour que les soignants viennent travailler. »

12 mars 2020 : « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition […] notre état providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, […] c’est qu’il y a des biens et des services qui doivent être placés en dehors du marché, déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie à d’autres est une folie. »

16 mars 2020 : « Nous serons là, nous leur devons des masques, du gel, tout le matériel nécessaire et nous y veillons et nous y veillerons, des masques seront livrés dans les pharmacies dès demain soir dans les 25 départements les plus touchés et mercredi 18 pour le reste du territoire national. »

13 avril 2020 : « Sachons sortir des sentiers battus, des idéologies et sachons nous réinventer, moi le premier.

18 mai 2020 : « Nous n’avons jamais été en rupture de masques ».

13 avril 2020 : « Sachons sortir des sentiers battus, des idéologies et sachons nous réinventer, moi le premier. »

18 mai 2020 : « Nous n’avons jamais été en rupture de masques ».

Fin de leur monde, début du Nôtre

Affiche Lallement

Ce sont mes excès

Le 5 Septembre 2017 : le président de la République veut voir assumer aux préfets « un rôle managérial » vis-à-vis de leur administration et du territoire piloté.

Le 29 Décembre 2017 : un décret donnait à titre provisoire pendant deux ans la possibilité aux préfets dans quelques départements la possibilité d’agir en dehors de toutes réglementations.

18 janvier 2019 : le président de la République :[il faut] « donner plus de pouvoir à ceux qui représentent l’état dans les territoires, les préfets, les chefs de service déconcentrés, les sous -préfets. ».

Le 17 Novembre 2019 : « Nous ne sommes pas dans le même camp, Madame ».

Le 8 mars 2020 : (manifestation féministe) le préfet Lallement semble faire l’unanimité contre lui, jusqu’au réputé placide Alain Juppé, qui le qualifiait de « nazi ».

17 mars 2020 : « Vous me connaissez, je vais les faire comprendre [restrictions dues au confinement] assez vite si jamais les explications pourtant parfaitement claires du gouvernement n’étaient pas arrivées aux oreilles de tous. »

8 Avril 2020 : « Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, ceux qu’on trouve dans les réanimations, ce sont ceux qui, au début du confinement, ne l’ont pas respecté, c’est très simple, il y a une corrélation très simple. »

8 mai 2020 : Décret : Le préfet de région ou de département peut déroger à des normes arrêtées par l’administration de l’Etat pour prendre des décisions non réglementaires relevant de sa compétence. Un décret qui annule tous les décrets, il fallait y penser !!                                                                          photo : inforussie

Fin de leur monde, début du Nôtre

Affiche Jérôme Salomon

Je cause sans effet

5 Septembre 2016 : « Notre pays a donc peu d’expérience de préparation et de gestion des catastrophes […] La France n’est pas prête. Notre pays doit adapter ses organisations aux spécificités des crises majeures à venir et des nouveaux défis anticipés. Il faut se préparer à faire face aux situations sans précédent donc « hors cadre », inconnues jusqu’à aujourd’hui voire impensables, avec la réactivité nécessaire pour conserver la confiance des Français.»

Fin 2019 : « La situation est très particulière, elle ne tient pas au chlordécone mais à notre attitude à l’égard d’un test dont nous ne savons rien. Nous recherchons le chlordécone dans un prélèvement sanguin sans savoir les conséquences sur l’organisme de la personne du chlordécone dans le sang. »

19 mars : « Je rappelle la bonne conduite du port du masque : il ne faut pas porter de masque si nous ne sommes pas malades, il ne faut pas porter de masques lorsqu’on n’est pas soignant ».

31 mars : « [Les] professionnels de santé (…) ne souhaitent pas que l’on tienne un décompte, un peu macabre du nombre d’infirmières, d’aides-soignants, de médecins qui sont infectés. ». « Le secret médical permet de conserver l’anonymat des patients, quelle que soit leur profession. » !!!

22 avril : « Le masque grand public, que nous encourageons fortement, c’est un complément ». « J’ai toujours plaidé pour l’accès aux masques grand public ».

28 avril 2020 : la caisse de retraite des médecins libéraux aurait dénombré un peu moins de 4000 arrêts de travail et 21 décès liés au COVID-19 parmi ses cotisants ou ses bénéficiaires. Ces chiffres parcellaires rappellent le refus obstiné de l’administration de divulguer le décompte officiel du nombre de professionnels de santé contaminés ou décédés.                                     Photo : Le parisien

Fin de leur monde, début du Nôtre

Echanges avec le Député Chassaing sur les fonds de pension et retraites



De : Anthony Loubignac <Anthony.Loubignac@clb-an.fr>
Date: lun. 25 mai 2020 à 22:35
Subject: RE: Réflexion suite réponse sur « Fonds de pension et retraites »
To: giletsjaunes TRELISSAC <giletsjaunesdordogne24@gmail.com

Madame, Monsieur, bonsoir,

Le Député Chassaing m’a demandé d’accuser réception de votre courriel du samedi 23 mai et de vous remercier de lui faire partager vos réflexions. Les réformes étant toutes à l’arrêt (y compris celle des retraites), je vous invite à revenir vers le Député lorsque l’actualité permettra d’en reprendre la discussion. En sus des modifications qu’elle induira dans le calendrier législatif et le contenu des réformes, la crise que nous traversons exige que nous nous concentrions sur les réponses à apporter, à court terme, aux entreprises, commerçants, artisans, ainsi qu’aux soignants dans le cadre du Ségur de la Santé qui s’est ouvert aujourd’hui.

Si les sujets – plutôt hétéroclites –  que vous évoquez sont bien entendu essentiels, il serait certainement plus opportun de les aborder lorsque les circonstances s’y prêteront mieux. Toutefois, pour réagir à deux d’entre eux : compte tenu du coût de la crise et de la réforme du système de santé publique à venir, l’idée de maintenir la caisse d’amortissement de la dette sociale (et donc la CRDS qui en permet le financement), à défaut d’être originale, ne paraît pas non plus illogique… Enfin, pour reprendre votre ultime interpellation sur le don de congés, vous écrivez que la Ministre du Travail voudrait le « transformer […] vers une orientation sur les chèques vacances ». Si la Ministre a accueilli avec enthousiasme l’idée du don de congés – dans le public et le privé –, elle a également précisé qu’il faudrait « définir les modalités de conversion des jours de repos », ajoutant qu’elle serait favorable à « coupler [le dispositif] avec les chèques vacances ». Le débat à l’Assemblée, où la proposition de loi a été déposée en ce sens, permettra de travailler sur la meilleure déclinaison de cette mesure qui, pour l’heure, ne prévoit pas – sauf erreur – une assimilation pure et simple des congés donnés en chèques vacances. Je vous invite à suivre l’évolution de la discussion à compter du mois de juin.

Respectueusement,

 Anthony Loubignac

Collaborateur Parlementaire de Philippe Chassaing    anthony.loubignac@clb-an.fr

De : giletsjaunes TRELISSAC <giletsjaunesdordogne24@gmail.com>
Envoyé : samedi 23 mai 2020 23:42
À : Anthony Loubignac <Anthony.Loubignac@clb-an.fr>; Philippe Chassaing <Philippe.Chassaing@assemblee-nationale.fr>
Objet : Réflexion suite réponse sur « Fonds de pension et retraites »

Bonjour M. le Député

Bonjour M. Loubignac

Pour faire suite à votre réponse, veuillez trouver ci-dessous nos réflexions.

Vous évoquez BlackRock, qui possède une part de 40% des entreprises américaines les plus importantes. Il vote dans 17000 conseils d’administration et possède plus d’actions dans Google, Apple, Facebook, Amazon .. que les fondateurs de chacune de ces sociétés. En France, il est propriétaire d’environ 5% de BNP Paribas, d’Axa, de Renault, de Bouygues, de Total, de Vivendi, de la Société Générale.

Monsieur Cirelli a présenté des recommandations au gouvernement français et déclare « l’objectif du gouvernement est de porter l’épargne retraite à 300 milliards d’euros à l’horizon de la fin du quinquennat. » pour favoriser l’accès aux ETF Exchange Trading Fund (fonds négocié en Bourse) (1)

Pourquoi s’autoriser à de telle déclaration à la place du gouvernement qui ne réagit pas?

Ne craignez-vous pas que le seuil de 10000€ mensuel pour le remplacement des cotisations sociales par une contribution qui n’ouvre pas à droit soit abaissé progressivement pour tendre vers zéro?

Par ailleurs vous connaissez comme nous les effets de seuil et ceux qui gagnent légèrement moins de 10000€ ne souhaiterons pas nécessairement dépasser ce seuil.

Vous indiquez que l’épargne retraite représente en France un encours de 220 milliards ce qui est peu par rapport à d’autres pays ; c’est probablement la raison essentielle pour laquelle Blackrock s’y intéresse trouvant là un développement potentiel important.

Passons sur les relations qu’entretiennent Emmanuel Macron et Monsieur Cirelli.

Vous indiquez que toutes les réformes en cours sont à l’arrêt, certes mais pour autant d’autres de moindre importance apparaissent dans la lignée des précédentes sans réinvention, sans créativité ainsi la fin de la CRDS est reportée dans les années 2030, les distances de sécurité pour les épandages des pesticides ont été diminuées jusqu’à 3 mètres des habitations pour certaines cultures au moins jusqu’au 30 juin, à l’inverse concernant l’IVG les délais sont maintenus alors que dans presque tous les domaines elles sont reportées.

L’Académie de médecine s’est prononcée pour un élargissement de l’assimilation à la maladie professionnelle du au Covisd-19 à tous ceux qui oeuvrent pour le fonctionnement indispensable du pays, alors que pour l’instant elle est réservée aux soignants.

Par ailleurs Madame Pénicaud transforme le don des RTT proposé par certain vers une orientation sur les chèques vacances, ainsi est-il nécessaire de dire aux plus précaires la façon dont ils doivent utiliser ce qu’on leur donne? Madame Pénicaud semble savoir ce qui est bon pour eux, ce qui lui permet de choisir à leur place.

Merci pour votre lecture en attendant vos retours.

Cordialement Messieurs

(1) « La loi pacte le bon plan retraite » blackrock Paris Juin 2019 

L’équipe des Gilets Jaunes de Trélissac

Le lun. 11 mai 2020 à 22:26, Anthony Loubignac <Anthony.Loubignac@clb-an.fr> a écrit :

Madame, Monsieur,

Avec de sincères excuses pour le retard, j’accuse bonne réception de votre courriel du 23 avril ainsi que du mail de relance du 5 mai dernier.

Le contexte actuel a, vous vous en doutez, bousculé l’activité parlementaire et partant, notre propre organisation en circonscription.

Sensible au fait que vous nous trouviez généralement prompts à donner suite aux sollicitations, je me fais fort de vous rassurer : les vôtres n’ont été ni filtrées ni considérées comme « spams ».

Le Député Chassaing m’a chargé de vous remercier de vos réflexions sur les fonds de pension et la menace qu’ils font, selon vous, peser sur le devenir des retraites. En préambule, il n’est pas inutile de rappeler que les situations que vous décrivez sont celles d’Etats autres que la France. Or, c’est un truisme de le dire, mais la France n’est pas les Etats-Unis. Dans notre pays, les fonds de pension, souvent associés au grand capital, ont certes mauvaise réputation. En se gardant de toute généralisation, il convient toutefois de souligner que la plupart ne sont pas des organismes visant la spéculation, mais bien plutôt une croissance stable tendant à garantir les revenus futurs. C’est le cas des fonds de pension dits « à prestations définies ».

La polémique ciblant le financier américain BlackRock a été dépeinte comme l’inspirateur caché du projet de réforme des retraites. Or, cet acteur de la finance n’est sur le marché français qu’un gestionnaire d’actifs parmi d’autres (Amundi, Axa, …), qui ne doit pas non plus être confondu avec les fonds activistes, dont l’objectif est d’entrer au capital d’entreprises pour faire grimper leur cours en bourse. Du reste, aucun fonds/gestionnaire d’actifs n’a inspiré le projet gouvernemental qui, rappelons-le, repose sur l’établissement d’un système universel par répartition et par points. Quant à la capitalisation, cette dernière existe déjà aujourd’hui au titre (facultatif) de la retraite surcomplémentaire. Celles et ceux qui y font appel peuvent alors s’orienter, en connaissance de cause, vers un niveau de risque (et de rendement) plus ou moins important selon le support choisi.

Pour en revenir aux fonds de pension, ils ne représentent, en France, qu’une petite partie des sommes collectées pour les retraites. L’épargne-retraite représente d’ailleurs, dans notre pays, un encours de 220 milliards d’euros – soit 80 Mds€ de moins que l’encours du livret A –.

Enfin, compte tenu de la crise que nous traversons, le Président de la République a indiqué que toutes les réformes en cours étaient à l’arrêt et leur examen au Parlement reporté sine die.

Respectueusement,

 Anthony Loubignac

Collaborateur Parlementaire de Philippe Chassaing    anthony.loubignac@clb-an.fr

De : giletsjaunes TRELISSAC <giletsjaunesdordogne24@gmail.com>
Date : mardi 5 mai 2020 à 10:57
À : Philippe Chassaing <Philippe.Chassaing@assemblee-nationale.fr>
Objet : Fwd: Question Fonds de pension et retraites

Bonjour Monsieur le député,

Nous vous avons fait parvenir un courrier en date du 23 avril et nous étonnons de ne pas avoir eu de retour de votre part alors qu’habituellement, vous répondez rapidement aux mails qui vous sont envoyés. Peut-être que celui-ci est passé dans vos spam!!!

Nous nous permettons donc de vous le faire parvenir de nouveau.

Merci pour votre future réponse.

Bien Cordialement

L’équipe des Gilets Jaunes du Périgord

———- Forwarded message ———
De : giletsjaunes TRELISSAC <giletsjaunesdordogne24@gmail.com>
Date: jeu. 23 avr. 2020 à 14:22
Subject: Question Fonds de pension et retraites
To: <philippe.chassaing@assemblee-nationale.fr>

Le 23/4/2020

Monsieur le Député,

L’effondrement des bourses mondiales met à mal les fonds de pension pour une durée inconnue.

Aux Pays Bas la pandémie en cours a pour conséquence qu’APB le plus important des fonds de pension du pays , qui gère les actifs des retraités de la fonction publique pour un montant de 459 milliards d’euros, a annoncé qu’il devra réduire les pensions en 2021 compte tenu des aléas de la Bourse.

Ce qui est annoncé clairement aux Pays Bas est une réalité dans d’autres pays, pour d’autres retraités et pour d’autres fonds de pension qui n’ont pas encore déclaré les conséquences pour les années à venir.

On se souvient également d’Enron en 2002 : 45 000 salariés ont perdu plus d’un milliard de dollars sur lesquels ils comptaient pour leurs pensions.

Alors que l’on parle des fonds de pensions comme un moyen de financer les retraites en France, l’expérience douloureuse des salariés d’un grand groupe américain montre les limites du système, un drame, la plus grande faillite de l’histoire des États-Unis et sans doute la plus grande escroquerie jamais réalisée sur fond de corruption politique.

Les dégâts causés vont de 132 000 dollars pour Patt Kilen à 995 000 dollars pour Tim Ramsey, après trente-trois années de travail.  » Cela ne représente que la partie émergée de l’iceberg de douleur et de dévastation dans les familles ».

Egalement autre exemple celui de British Pétroléum (BP)

La fuite du pétrole détectée dans le golfe du Mexique représente une des plus grandes catastrophes mondiales environnementales, le 21 avril 2010.

Plus d’un mois après le début de la fuite, et après plusieurs mesures de confinements tentées par BP, certains experts ont avancé que la fuite s’élèverait à 70 000 barils (11 100 000 l) par jour.

Le jeudi 29 avril 2010, les informations font état d’une nappe d’environ 3 000 km2. La taille de celle-ci augmente rapidement, atteignant 9 900 km2 le 30 avril.

Les USA ne cessent d’invectiver BP, la Grande Bretagne demande aux USA de cesser leurs critiques au motif que des fonds de pension anglais sont investis dans British Pétroléum et que la baisse du cours de l’action serait problématique à la pérennité des fonds de pension.

Ne faut-il pas dans ces conditions déplafonner totalement les cotisations des salaires les plus importants et de conserver le système par répartition actuel pour tous les salariés quelque soit leur niveau de revenus?

D’autant plus que dès l’annonce de l’abaissement du plafond à 10000€/mois au-delà duquel les cotisations réduites à 2.8% n’ouvrent pas à droit ; certains parlaient déjà de l’abaisser à 5000€ et pourquoi pas à terme de le faire descendre à zéro supprimant ainsi le régime par répartition.

L’actualité ne remet-elle pas ce sujet au cœur de la réflexion, telle qu’elle est posée maintenant par le président de la République, repenser notre cadre de vie ?   

Très Cordialement 

Echanges avec le député Phillipe Chassaing sur la question des activités essentielles à la vie économique

Le 27 mars 2020

Bonjour Monsieur le Député,

J’ai pris connaissance de votre mail et vous en remercie

Certes il s’agit d’un détail par rapport à l’ensemble des activités, cependant ce sujet porte à controverse et laisse à penser qu’il existe un manque d’homogénéité.

Séparer l’essentiel de l’accessoire est ce qui est recherché par le gouvernement ; cependant l’accessoire à une valeur de cohérence surtout quand les activités sont souvent regroupées en un seul lieu et la FDJ a la possibilité de désactiver les terminaux de jeux situer dans les bureaux de tabac et autres lieux.

Au moment où des reproches vous sont faits de contradictions dans les décisions il est bon de rester vigilant dans tous les domaines.

Si la partie bar des établissements semble effectivement fermée et les règles en matière de limitation de contamination,  respectées, des non fumeurs se rendent dans les bureaux de tabac ou autre uniquement pour jouer ce qui rend mal à l’aise les buralistes et autres eux-mêmes, exposés comme tous les commerçants encore ouverts à la contamination certes ils peuvent fermer leur établissement comme 20% le font sans aide.

On conçoit aisément que la vente de tabac puisse continuer, un arrêt brutal non volontaire de la dépendance à la nicotine n’est pas souhaitable socialement, et créerait des effets induits pouvant aller jusqu’à la violence. Il faudrait dans le cas contraire mobiliser d’autres forces médicales pour leur venir en aide, alors que le confinement génère lui aussi des conséquences psychiques importantes. 

Je comprends la tension qui existe entre la limitation de la contamination déjà très engagée au-delà de ce qui était envisagée et l’aspect économique qui pèse sur les finances de l’état, cependant sont mis en avant dans les médias des antinomies préjudiciables à la compréhension générale.

Par ailleurs j’interprète que si la FDJ est en mesure de pouvoir verser un million d’euros à l’alliance « Tous unis contre le virus » c’est probablement que sa situation financière même très amoindrie par les événements reste malgré tout bénéficiaire, et le fait de donner de l’argent n’exonère pas de la recherche de la cohérence.

Cordialement

Christian Naudet

TR: Activité essentielle à la vie courante

Jeudi 26 mars, 13:57

De : Anthony Loubignac

A : christiannaudet@sfr.fr

Bonjour monsieur Naudet,

Le Député Chassaing a bien pris connaissance de votre courriel relatif à la possibilité de jouer au loto durant la période de confinement.

Il m’a chargé de vous adresser quelques éléments de réponse.

Face à la crise sanitaire que nous vivons actuellement, le Gouvernement a souhaité autoriser les buralistes à poursuivre leur commerce qui, vous le savez, mêle bien souvent plusieurs domaines d’activité (débit de boissons, fourniture de services, vente de journaux, de tabac, …).

La vente de jeux à gratter ou la validation des grilles de loto ne constitue d’ailleurs pas nécessairement leur cœur de métier. A l’heure où de nombreuses entreprises voient leur chiffre d’affaires s’effondrer et attendent le concours financier de l’Etat, il aurait été difficile et mal perçu de priver les commerces autorisés à rester ouverts – à l’instar des bureaux de tabac – d’une partie de leur revenu d’activité (alors même qu’ils ont déjà dû fermer la partie « bar », lorsque celle-ci existe). De plus, le contrôle aurait été problématique à exercer dans ce contexte d’urgence sanitaire, où les forces de police administrative et judiciaire sont déjà très sollicitées.

Par ailleurs, il convient de noter que, si une majorité des points de vente de billets de loterie et autres jeux à gratter restent ouverts – à la condition du respect strict des gestes-barrières et des règles sanitaires en vigueur -, quelque 20% des établissements ont, quant à eux, fait le choix d’une fermeture temporaire.

Mais le point essentiel reste qu’avec les mesures de confinement décidées – et récemment renforcées – par le Gouvernement, les sorties de chaque citoyen sont étroitement encadrées. Aussi, la fréquentation des bureaux de tabac connaît déjà une diminution substantielle. Dans une première estimation des effets de l’épidémie sur son activité, la FDJ estime ainsi une baisse des mises de l’ordre de 50 % pendant le confinement. L’impact mensuel sur le chiffre d’affaires de l’entreprise serait proche de 55 millions d’euros.

En définitive, l’esprit de responsabilité et le souci sanitaire qui doivent animer chacun(e) d’entre nous en cette période devraient également amener les joueurs/joueuses à privilégier les jeux en ligne. En effet, qu’il s’agisse de la grille de loto ou des tickets à gratter, la FDJ a récemment rappelé sur RTL que 100% des jeux étaient accessibles en ligne. L’inscription sur leur site est d’ailleurs gratuite.

Impactée par l’épidémie comme toute autre activité économique, la FDJ a dernièrement indiqué que ses résultats financiers seraient sévèrement pénalisés, justifiant également un report de la mise en paiement des dividendes. Malgré cette conjoncture défavorable, la FDJ a néanmoins souhaité prendre sa part dans la lutte contre le coronavirus. A ce titre, sachez que le groupe a confirmé, hier, faire un don d’un million d’euros à l’alliance « Tous unis contre le virus », opération lancée par la Fondation de France, en association avec l’Institut Pasteur et l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), en faveur des soignants, de la recherche et de l’accompagnement des plus démunis. L’alliance « Tous unis contre le virus » « prévoit à la fois une aide aux personnels soignants partout en France, une aide à la recherche sur le Covid-19 afin de mettre au point des tests de dépistage et des traitements efficaces, et une aide aux personnes les plus vulnérables via des associations de proximité ».

Espérant vous avoir utilement renseigné, je vous prie d’agréer, monsieur Naudet, les sincères salutations du Député Chassaing et de son équipe.

Anthony Loubignac

Collaborateur Parlementaire de Philippe Chassaing   

Répondre à : « christiannaudet@sfr.fr » <christiannaudet@sfr.fr>
Date : mardi 24 mars 2020 à 21:08
À : Philippe Chassaing <Philippe.Chassaing@assemblee-nationale.fr>
Objet : Activité essentielle à la vie courante

‌‌Monsieur le Député,


J’ai appris ce jour qu’il était possible de jouer au Loto dans la plupart des établissements permettant d’y jouer et notamment chez les buralistes qui sont souvent équipés de terminaux, chez lesquels on peut se déplacer avec une attestation dérogatoire. 
J’avais cru comprendre que seules les activités essentielles à la vie courante devaient continuer, je ne vois en quoi cette activité est essentielle.

Certes il est possible de jouer en ligne, mais pourquoi est-ce autorisé de pouvoir y jouer sur des lieux possiblement contaminant.
Je comprends qu’il est à la fois dangereux de priver les fumeurs de nicotine même s’il est dangereux de ne pas les en priver.
Il est également vrai que chez certains il existe une accoutumance aux jeux,, moins fréquente.

Pensez-vous que la décision du gouvernement de maintenir cette possibilité de jouer au loto est liée à des raisons économiques pour l’état, est-elle liée aussi à la privatisation de la FDJ qui impliquerait que cette activité non essentielle doive continuer quelque soient les circonstances.

N’y a-t-il pas là une source possible de limitation de la propagation du covid -19? 

Pouvez-vous me faire parvenir votre analyse sur ce sujet, vous en remerciant d’avance?  

Cordialement.

Christian Naudet 

Affiche Agnès Buzyn

C’est mon retrait

12 Octobre 2018 : Agnès Buzyn :« Tout miser sur le fait de rajouter de l’argent dans les hôpitaux aujourd’hui nous savons que nous allons à la catastrophe. »

Mai 2019, l’agence Santé publique France : En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes.

13 janvier 2020 : la chloroquine est classée sur la liste des substances vénéneuses par Agnès Buzyn.  

24 janvier 2020 :  «..  que le risque d’importation du virus depuis Wuhan était pratiquement nul et que « le risque de propagation était très faible. » pendant que 3 cas de covid 19 sont déclarés en Europe: tous en France.

26 janvier 2020 : « Nous avons des dizaines de millions de masques en stock ;[…] et si un jour il fallait porter un masque nous distribuerions le masque il n’y a aucune raison de l’acheter en pharmacie. »

Le 3 mars 2020 : « J’ai préparé en tant que ministre évidemment l’arrivée de ce virus […] nous avons travaillé à avoir des stocks de masques, de faire des commandes [..] Le stade 3 est prêt. » 

Le 16 mars : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu. »

Photo : The Times of Israel.

Fin de leur monde, début du Nôtre

Affiche Olivier Véran

Ce sera mon procès  

18 Février : « Je n’ai pas besoin de vérifier que la France soit prête, la France est prête, elle est prête parce que nous avons un système de santé extrêmement solide. »

3 Mars : « L’hôpital français est prêt, la médecine de ville est prête nous faisons en sorte de fournir tout le matériel nécessaire aux hôpitaux et aux professions de santé de ville. »

20 mars : « Nous étions un pays, hélas, qui n’était pas préparé du point de vue des masques et des équipements de protection. »

23 mars : «  Il n’y a pas un seul département français qui ne sera pas équipé pour faire face à la menace épidémique si la situation devait se présenter nous faisons attention à absolument tout, rien ne relève du détail. »

24 mars : « La Corée a équipé tous les téléphones et les données personnelles de ce qui était nécessaire pour prévenir tout l’entourage lorsqu’une personne était malade [..] ce n’est pas notre souhait nous n’y travaillons pas [..] ce n’est pas la culture française. »

28 mars : Le premier ministre et le ministre de la Santé ont annoncé avoir commandé un milliard de masques de protection ainsi que cinq millions de tests rapides, et souhaitent atteindre un objectif de 14.000 à 14.500 lits de réanimation.

7 avril : « Le tracking fait partie des solutions qui ont été retenues par un certain nombre de pays donc nous avons fait le choix de travailler en lien avec eux pour regarder ces solutions je suis convaincu que si elles permettent de lutter contre le virus et si évidemment elles respectent nos libertés individuelles c’est un outil qui sera retenu et soutenu par l’ensemble des français. »

 photo AFP

Fin de leur monde, début du Nôtre

Affiche Sibeth Ndiaye

Ce sera notre Regret !!

12 Juillet 2017: « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président. » Et d’ajouter : « Nous appelons les médias quotidiennement quand on a des divergences d’interprétation. »

Évoquant l’affaire François de Rugy , « Je suis bien consciente, [..] que tout le monde ne mange pas du homard tous les jours, bien souvent on mange plutôt des kebabs. »

12 juin 2018 : Elle pose sur son compte Twitter personnel la vidéo sur le « pognon de dingue » que coûtent, selon Emmanuel Macron, les aides sociales.

13 septembre 2019 : sur BFM « Demain matin j’utilise ma voiture de fonction, comme tous les jours » répond-t-elle à un journaliste de la chaîne, sourire aux lèvres. « Donc je serai de coeur avec tous les Franciliens qui galéreront dans les couloirs du métro. »

12 Décembre 2019 : Elle déclarait : « Il y en a qui accepteront sûrement d’avoir un petit malus en partant à 62 ans.» […] On paie un malus pendant deux ans et à partir de 64 ans, on revient à taux plein », a-t-elle faussement assuré ?

20 mars 2020 : « Je ne sais pas utiliser un masque […] les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde. […] Parce que l’utilisation d’un masque, ce sont des gestes techniques précis, sinon on se gratte le nez sous le masque, on a du virus sur les mains ; sinon on en a une utilisation qui n’est pas bonne, et ça peut même être contre-productif. »

25 Mars 2020 : « Nous n’entendons pas demander à un enseignant qui aujourd’hui ne travaille pas, compte tenu de la fermeture des écoles, de traverser toute la France pour aller récolter des fraises gariguettes. »

26 mars 2020 : sur LCI, Sibeth Ndiaye reconnait une « formule complètement débile ». « Je m’en suis excusée, l’erreur elle est humaine ».

Fin de leur monde, début du nôtre

Transfert de la justice vers le privé

Le 18/5/2020

Monsieur le Député

Le CETA a échappé à un tribunal arbitral privé qui permettait à une multinationale de pouvoir saisir ce tribunal si elle estimait que l’état dans lequel elle investit avait pris des décisions en toutes matières (sociale, économique, environnementale…) qui seraient de nature à limiter les profits escomptés.

La Cour de Justice de l’Union Européenne, saisie par la Belgique à la demande de la Wallonie, conclut sans la moindre équivoque : « Le CETA contient des clauses privant lesdits tribunaux de toute compétence pour remettre en cause les choix démocratiquement opérés au sein d’une Partie à cet accord en matière, notamment, de niveau de protection de l’ordre public, de la sécurité publique, de la moralité publique, de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou de préservation de l’innocuité alimentaire, des végétaux, de l’environnement, du bien-être au travail, de la sécurité des produits, des consommateurs ou encore de droits fondamentaux. »

Dans un article de Médiapart sont décrites les rémunérations des juges, les éventuels conflits d’intérêt, les condamnations des états… https://blogs.mediapart.fr/sergeescale/blog/221117/tribunaux-arbitraux-prives-comment-les-multinationales-rackettent-les-etats.

Dans le même ordre d’idée, voir Envoyé spécial du 16 novembre 2017, à la 39’ 40 ‘’.

Les audiences de ces tribunaux ne sont pas ouvertes au public, et les comptes rendus sont partiels.

Le CETA substitue au tribunal arbitral privé une Cour publique internationale sur l’investissement.

Le TCE (Traité sur la Charte de l’Energie) procède de la même configuration avec des tribunaux arbitraux privés et avaient déjà devancé les ALE.

« Le TCE protège les investissements et les infrastructures dans le domaine des énergies fossiles et il est utilisé pour remettre en question et saper les mesures nécessaires en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. En 2017, l’entreprise britannique Rockhopper a par exemple poursuivi l’Italie pour avoir interdit de nouvelles activités pétrolières et gazières près des côtes du pays, réclamant jusqu’à 350 millions de dollars en compensations (1) ; la même année, l’entreprise canadienne Vermilion a menacé de poursuivre la France pour un projet de loi visant à mettre fin à l’extraction de combustibles fossiles et dont la portée a de fait été considérablement affaiblie (2) ; à l’automne 2019, l’entreprise allemande Uniper a annoncé qu’elle allait poursuivre les Pays-Bas et réclamer une compensation si le pays approuve une loi visant à éliminer les centrales au charbon. »

Ainsi les états se départissent d’une part de la justice au profit d’une justice privé, cette idée de réduire le régalien le plus possible afin de limiter les coûts trouve son prolongement dans la loi Avia, où la décision de savoir si tel ou tel propos est haineux ou non est dévolue aux plateformes privées.

La justice doit-elle coûter le moins possible et la décision doit-elle être laissée à des entreprises privées non dénuées de conflit d’intérêt, et qui par excès de prudence peuvent éliminer tout ce qui peut de près ou surtout de loin être considéré ou assimilé à la haine ?

Par ailleurs les plateformes ne seront pas tenues d’argumenter leurs décisions, cette conception du transfert de la justice a heurté la commission européenne, tout comme d’autres décisions prises en France

Alors que les références au gaullisme se multiplient, la France veut-elle encore avoir une place au premier rang international ?  

Pour revenir au TCE les états peuvent être amenés à minorer leurs décisions en matière de politique de transition énergétique pour ne pas être condamné par ces tribunaux arbitraux privés, au moment où les états mettent en avant l’urgence climatique. Le paradoxe est éclatant les états se sont volontairement paralysés au moment où le dynamisme s’impose. La France a signé comme 41 autres pays le TCE

Relions maintenant le CETA et la loi AVIA ; lors de la campagne des législatives vous vous déclariez favorable au CETA ainsi qu’au tribunal arbitral privé, vous pouvez féliciter la Wallonie d’avoir fait en sorte que l’existence de ce  tribunal arbitral privé ait été rejeté par la cour de justice européenne, car aujourd’hui la France pourrait être  convoquée  par ce tribunal, les plateformes estimant que la charge de travail que vous leur demandé par la mise œuvre de la loi AVIA soit de nature à limiter leurs profits. 

Heureusement la France peut garder une part de sa souveraineté par rapport aux multinationales dans le cadre du CETA.

Monsieur le Député vous voyez bien que les questions que l’actualité pose se heurtent à l’optique libérale et qu’un nombre important de vos collègues ne peuvent que quitter Larem, la pensée complexe du Président est maintenant devenue confuse et incompréhensible.

Pouvez-vous encore rester dans la majorité, est-ce votre dernier vote favorable aux textes présentés par le gouvernement ?