les gilets jaunes tractent sur le marché de Saint-Astier pour dénoncer « la répression » du gouvernement Jeudi 14 mars 2019 à 17:16

Société DOSSIER : Mouvement des « gilets jaunes » Dordogne : les gilets jaunes tractent sur le marché de Saint-Astier pour dénoncer « la répression » du gouvernement Jeudi 14 mars 2019 à 17:16 – Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner est attendu ce vendredi matin à Saint-Astier, en Dordogne, pour célébrer les 50 ans du centre d’entraînement des forces de gendarmerie. Ce jeudi, à la veille de cette visite, des gilets jaunes ont distribué des tracts sur le marché de Saint-Astier Les gilets jaunes ont distribué une lettre ouverte au ministre de l’intérieur sur le marché de Saint-Astier Les gilets jaunes ont distribué une lettre ouverte au ministre de l’intérieur sur le marché de Saint-Astier © Radio France – Antoine Balandra Saint-Astier, France Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ainsi que son secrétaire d’Etat Laurent Nunez sont attendus ce vendredi matin à Saint-Astier. Ils viennent célébrer les 50 ans du centre national d’entraînement des forces de gendarmerie. Centre créé en 1969 après les émeutes de mai 68. Et qui forme notamment au maniement des très contestées lanceurs de balles de défenses, les LBD. Environ 13.000 tirs de LBD ont été par exemple recensés depuis le début du mouvement des gilets jaunes, avec de nombreux blessés à la clef. Selon les chiffres des gilets jaunes, 18 personnes ont été éborgnées, 5 ont eu la main arrachée. Alors ce jeudi, pour dénoncer ce qu’ils appellent la « répression » policière, des gilets jaunes périgourdins ont distribué des tracts sur le marché de Saint-Astier. En fait, une lettre ouverte à Christophe Castaner qui ne devrait finalement pas rencontrer les gilets jaunes comme l’explique Chantale, gilet jaune depuis le début du mouvement. « Nous sommes des pacifistes, et nous réprouvons cette répression du gouvernement, car nous avons des blessés graves, des gens éborgnés, qui perdent la main, quand vous voyez un manifestant à terre qui a ses lunettes écrasées, c’est anormal dans un Etat de droit, censé… Etat de droit » dit Chantale Elle espère quand même qu’une délégation de gilets jaunes aura accès au ministre. Mais elle en doute : « je pense qu’il n’a pas le courage d’affronter les gilets jaunes en face, c’est plus facile d’envoyer des CRS » dit-elle. Mots-clés : département Dordogne gendarmerie gouvernement Grand débat national manifestation ministre Périgord violence