Une manifestation contre l’interdiction de manifester à Périgueux Samedi 13 avril 2019

Une manifestation contre l’interdiction de manifester à Périgueux Samedi 13 avril 2019 à 13:23 – Par Laurence Méride, France Bleu Périgord Ils étaient une petite centaine devant le palais de justice de Périgueux samedi matin. La FSU, des gilets jaunes ou encore la Ligue des droits de l’homme se sont rassemblés pour protester contre la loi « anticasseurs » entrée en vigueur ce mardi. Les gilets jaunes, la ligue des droits de l’homme, la FSU et la CGT demande que la loi « anticasseurs » soit retirée Les gilets jaunes, la ligue des droits de l’homme, la FSU et la CGT demande que la loi « anticasseurs » soit retirée © Radio France – Laurence Méride Périgueux, France « Nous avons la liberté aussi de penser et la liberté de nous exprimer ». Franck Merlin Anglade, président de la section du Grand Périgueux de la ligue des droits de l’homme, est formel, cette loi n’a pas sa place en France. En particulier l’article 6 qui interdit de dissimuler son visage sous peine d’une amende de 15 000 euros et d’un an d’emprisonnement. « Le gouvernement peut prendre des dispositions qui n’amoindrissent pas les liberté des gens. Le droit de manifester est un droit constitutionnel, il fait partie de la Déclaration universel des droits de l’homme. Le gouvernement agit dans la précipitation, sur un clientélisme politique. On a une majorité actuellement, En Marche, qui n’a qu’une seule voix, comme si le génie d’un seul homme, Emmanuel Macron ndlr, pouvait remplacer le génie de tout un peuple. C’est aberrant. La démocratie est grignotée chaque jour. » explique Franck Merlin Anglade. Des violences non maîtrisées par l’Etat Et devant le palais de justice, il n’est pas le seul à tenir ce discours. Pour Teddy Guitton, secrétaire départemental du syndicat FSU, le gouvernement aurait dû anticiper les violences en marge du mouvement des gilets jaunes, violences à l’origine de la promulgation de cette loi : « Nous ce qu’on regrette c’est que le gouvernement n’ait pas agi en amont. Pourquoi avoir laissé les violences s’installer en France ? Quand les manifestations sont encadrées que ce soit par nous organisation syndicale ou par eux, on n’a jamais de soucis. Là ils ont tout laissé venir se faire sans pouvoir contrôler. » La démocratie est grignotée chaque jour Le syndicaliste exige que le peuple français puisse manifester comme avant c’est-à-dire, notamment, en organisant des rassemblements citoyens spontanés ce qu’interdit la loi « anticasseurs ». L’article 3 de la loi avait également été épinglé par la ligue des droits de l’homme. Mais le Conseil constitutionnel a refusé de le valider. Il donnait le pouvoir à l’autorité administrative le pouvoir d’interdire de manifestations toute personne présentant une « menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ». Mots-clés : gouvernement manifestation syndicat

les annonces du Premier ministre laissent les Gilets jaunes de Trélissac indifférents Lundi 8 avril 2019 à 18:35

Grand débat : les annonces du Premier ministre laissent les Gilets jaunes de Trélissac indifférents Lundi 8 avril 2019 à 18:35 – Par Laurence Méride, France Bleu, France Bleu Périgord La restitution du grand débat national a eu lieu ce lundi au Grand Palais à Paris, en présence du Premier ministre Edouard Philippe. Pour les Gilets jaunes du quartier général de Trélissac, le gouvernement ne tirera aucune mesure des contributions des citoyens français. Les gilets jaunes de Trélissac maintiennent leurs revendications mais n’attendent pas de mesures de la part du gouvernement Les gilets jaunes de Trélissac maintiennent leurs revendications mais n’attendent pas de mesures de la part du gouvernement © Radio France – Antoine Balandra C’était il y a deux mois. Le président de la République Emmanuel Macron lançait le Grand débat national en réponse au mouvement des Gilets jaunes. Ce lundi, c’était l’heure du bilan. Sous la verrière du Grand Palais à Paris, le Premier ministre Edouard Philippe tirait les conclusions de centaines de milliers de contributions citoyennes. Le chef du gouvernement a retenu quatre axes principaux : « Une tolérance fiscale zéro », l’isolement des français, l’exigence démocratique et la préoccupation écologique. Il a estimé que ces débats indiquent « clairement la direction à prendre: nous devons baisser, et baisser plus vite, les impôts ». Ce gouvernement doit arrêter de nous prendre pour des demeurés et des moins que rien. Mais pour les gilets jaunes du quartier général de Trélissac, ces revendications ne datent pas d’aujourd’hui. La hausse du pouvoir d’achat, la justice fiscale, la baisse des taxes du carburant… Ce sont des exigences que Denis porte depuis le début du mouvement. Il ne croit pas que des mesures seront prises par le gouvernement grâce aux contributions du grand débat : « Je n’attends rien du grand débat depuis le début du grand débat. Ce sont des revendications qu’ l’on connaît depuis le début du mouvement même si on n’a pas voulu les entendre. On a encore jusqu’au 15 avril pour avoir des annonces concrètes et on ne les aura pas. » À LIRE AUSSI Synthèse du grand débat : ce qu’il faut retenir des contributions Le grand débat national, une imposture Serge, un gilet jaune du Morbihan de passage dans la région, partage le sentiment de Denis. Pour lui, le grand débat, c’était de la poudre aux yeux : « Dans la plupart des débats les gens étaient triés sur le volet. On les aiguillait vers les réponses que M. Macron et son gouvernement voulait entendre. Et les réponses Emmanuel Macron, il les avait déjà. » Vidéo intégrée Edouard Philippe ✔ @EPhilippePM Nous vivons dans un pays où, à certains endroits, on ne se voit plus et on ne se parle plus. Et quand le service public ferme ou déménage, c’est l’Etat – le dernier rempart – qui abandonne aussi. #GrandDébat #ParolesdeFrançais 314 12:24 – 8 avr. 2019 299 personnes parlent à ce sujet Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité Lors de son discours ce midi à Paris, Edouard Philippe a déclaré au sujet de l’isolement des Français : « Nous vivons dans un pays où on ne se voit plus, on ne se parle plus ». Mais pour Serge, c’est aux politiques de venir s’enquérir des préoccupations des citoyens, notamment des gilets jaunes : « On n’a pas vu de membres du gouvernement venir dans les assemblées des Gilets jaunes. Au lieu de nous envoyer des CRS, on aurait souhaité qu’ils nous écoutent. Maintenant c’est trop tard. La confiance est totalement perdue. Il faut qu’Emmanuel Macron démissionne. Ce gouvernement doit arrêter de nous prendre pour des demeurés et des moins que rien », martèle ce gilet jaune. Emmanuel Macron devrait faire des annonces en fonction des compte-rendus du grand débat à la fin du mois d’avril. Les gilets jaunes de Trélissac, eux, n’abandonne pas la lutte. Ils ont l’intention de manifester ce jeudi à Périgueux contre la réforme du système de retraite. Par : Laurence Méride France Bleu Périgord Twitter Sur le même sujet